Nouveau boggie

Modification des boggies de notre wagon

 

 

 

Pourquoi modifier notre boggie?

Tout d'abord nos moyens ont nettement évolués. Avec la construction d'un atelier de 45m² nous avons pu nous outiller sérieusement. Une fraiseuse 2,5 t, un poste de soudure semi auto TIG/MIG, une perceuse professionnelle. Prochainement un tour de bonnes dimensions pour tourner des roues de 165 mm.

Ensuite nos expériences lors des sorties sur les fêtes de Lizio et Saint Caradec nous ont montrées que si le poids ne gène pas sur le plat, il devient vite handicapant dans les rampes. Nous l'avons appris à nos dépens à Saint Caradec le circuit étant très accidenté.

Donc une cure d'amaigrissement s'impose malgré que nos boggies tiennent très bien le rail et la charge, 7 à 8 cents kilos, il faut nous en séparer .

État des lieux :

Le boggie avant sous le wagon pèse 26 kg et celui entre les wagons 30 kg.

Objectif 15 kilos chaque.

Nous allons donc nous inspirer de ceux de Jacques Fécherolle qui une fois de plus est un modèle en réalisant des flans en tôle de 6 mm découpée au laser, abandon des fer en U de 80 mm. Les roues seront solidaires des essieux, les roulements en extrémité montés dans des boites de roulement qui glisseront dans les flans, supportés par une suspension primaire avec des tampons de caoutchouc comme les vrais.

Nous ajoutons une suspension secondaire entre le boggie et les wagons.

 

Première esquisse

 

 

 

 

Dessin plus précis avec les proportions ici on aperçoit les suspensions sur les boites d'essieu et la suspension secondaire pour la liaison avec les wagons. Remarquer la forme cassée du milieu du boggie qui lui donne une forme plus élancée.

 

 

 

Premier dessin sur logiciel cela permet de se rendre compte de l'aspect final. Ici ce n'est pas le boggie définitif car la suspension secondaire de liaison avec le wagon n'est pas représentée.

 

 

 

 Et voila le dessin définitif prêt pour être envoyé à la découpe laser.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 


Pour bien visualiser la pièce nous réalisons une maquette à l'échelle 1 en bois ce qui donne vraiment un aperçu de la pièce finie ici vue de coté.
 







  Vue de 3/4  on a l'impression de légèreté, mais on peut encore affiner certaines parties.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 Boggie vue de 3/4 dessus

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voila le boggie fini poids total 14 kg objectif atteint. Les essais sur rails sont très satisfaisants, aucun déraillement, seulement les roues frottent sur le châssis en pleine charge, dû à l'écrasement trop important de la suspension primaire. Nous avons prévu de mettre un tube autour du tampon caoutchouc avec une hauteur de 35mm ce qui limitera l'écrasement du tampon et augmentera sa résistance car il sera limité aussi en gonflement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici vue de coté les wagons viennent se poser sur la cale en téflon qui limite le frottement et supprime le graissage. L'ensemble est entièrement souple, les boites à roulement coulissent dans les logements et sont supportées par une suspension primaire, les flans étant reliés par 2 traverses elles mêmes montées glissantes dans leur logement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les freins

 

Après plusieurs sorties et transport de public, jusqu'à 10 personnes sur un wagon, nous nous sommes aperçus de la nécessité de freiner la rame, car la mise en marche arrière de la locomotive ne suffit plus a freiner l'ensemble. Je vous montre maintenant la solution que nous avons retenue pour freiner les boggies.

 

Tout d'abord une bonne étude suivie d'un dessin s'impose.

 

 

 

 

Le principe de base est le suivant: montage d'un vérin, qui pousse sur un levier pour démultiplier l'effort par 5, puis écarte les 2 barres de liaisons des pendards munis de sabots qui portent sur les roues. Après essai le montage est parfait, sauf le retour du vérin. Dans un premier temps nous montons un ressort de rappel entre le levier et la traverse, mais cela fait frotter les sabots sur les roues. Nous mettons donc le ressort de rappel à l'intérieur du vérin qui est à simple effet et cela marche très bien.

 

 

 

Pour les pièces des leviers, pendard et liaisons pendard nous allons utiliser de la tôle de 4 mm découpée au laser. 

 

 

 

 

 

Voila le dessin du pendard, on le transforme en DXF et hop à la découpe laser. Idem pour les barres de liaisons des pendards et des leviers de vérins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les vérins, catalogue fournisseurs 60 € en moyenne, Gérard propose de les usiner, quoi de plus facile une tôle de 10 mm d'aluminium pour les deux extrémités et un tube d'inox de 30mm de diamètre, 4 tiges filetées de diamètre 4, 1 joint torique et le tour est joué coût de l'ensemble moins de 10 €.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                          Les sabots

 

 

 

 

 

Pour les sabots de frein il est nécessaire d'utiliser de la fonte, pour cela matière première un disque de frein récupéré à la casse 0,50 €.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Puis beaucoup de  copeaux plus tard  on sort une couronne du diamètre extérieur de la roue et biseautée au même angle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passage à la fraiseuse pour faire un plat à l'arrière du sabot pour sa fixation,le disque est monté sur le plateau diviseur pour faire 11 sabots dans la couronne puis découpe de morceaux de 45mm de long à la tronçonneuse. Finition des extrémités à la fraiseuse pour aligner à 40 mm.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                          Tout ce travail pour une si petite pièce!!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Et voila le travail le tout monté, le vérin est sous la traverse de suspension, le levier à la sortie du vérin, on monte un ridoir entre le levier et la barre de liaison des pendards. Avec une pression de 2 bars à l'air comprimé on peut avoir une pression de 40 kg sur les sabots.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Boggie vue de coté on aperçoit les pendards et les sabots de freins, ainsi que le vérin placé sous la traverse de suspension. On a inséré également autour du caoutchouc de suspension secondaire un tube de 35 mm de hauteur qui limite l'écrasement du tampon (hauteur 40 mm à vide).

 

 

 

 

 

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