DCC SIMPLEX
Écrit par MULLER-BOYER Joseph   

 


LE DCC SIMPLEX

par Papy JO



Non, Amis Lecteurs, ce n'est pas une nouvelle norme de DCC mais une façon plus simple d'aborder cette nouvelle forme de standard de notre hobby.


J'aborderai cet exercice sous trois volets :

I/ Démystification et Généralités.

II/ Notre choix du matériel au Club.

III/ Réalisation sur notre réseau.


I/Démystification et Généralités :


Le DCC qu'est ce que c'est?

  • Une façon bien plus simple de vous faciliter l'élaboration d'un réseau par rapport à l'ancienne forme du réseau en courant continu.

  • Une technique simple pour vous permettre de faire rouler 1-2-3 locos ou plus individuellement, avec ou sans son (sans Dalila non plus) et chacune avec de multiples fonctions que vous aurez vous-même choisies suivant les possibilités des décodeurs installés à bord de vos machines.

  • Faire tourner encore des trains sur des aiguilles commandées individuellement ou en série sur des circuits que vous aurez prédéfinis par la même commande manuelle que celle destinée à gérer vos bécanes par ex. avec notre centrale numérique, la possibilité de 32 circuits de 8 aiguilles chacun, il y a de quoi faire n'est ce pas? Et pourtant ce n'est pas une des plus chères ni des plus sophistiquées, loin de là !Nous en reparlerons plus loin.

  • Il y a encore beaucoup d'autres avantages que vous découvrirez plus loin ou par vous-mêmes en fonction de vos besoins, de vos envies, des possibilités de vos centrales et du même coup de vos finances évidemment et c'est aussi un moyen très simple de faire faire rapidement une cure d'amaigrissement à votre portefeuille encore que... avec le système à courant continu avec ses kilomètres de fils, ses coupures, ses cantons et tous les petits inters, les relais et l'obligation de monter un TCO pour gérer et commander tout ce petit monde etc...le DCC s'en sort gagnant .Et je ne parle pas du temps passé..... Disons que la mise de fond est sans doute moins progressive mais des centrales pour un premier achat ne sont pas d'un pas d'un prix exorbitant par ex. la "Mouse" de ROCO ou la "Compact " de LENZ.

DEFINITION du DCC :


Norme internationale définie en 1994 par la NMRA (National Model Railroad Association bien que celle-ci existait depuis 1935) pour élaborer des normes communes entre elle et les constructeurs de matériels ferroviaire MR en Amérique du Nord sur une proposition de la firme Lenz. Elle s'occupe surtout de la normalisation et dêtre l'interlocuteur privilégié si problèmes techniques. Ainsi tous les fabricants ayant adhérés à cette charte ont-ils des matériels strictement conforme à ses spécifications ce qui permet par ex. d'installer des décodeurs de différentes marques sur un même réseau ou dans des locos de toutes origines pour un fonctionnement sans reproche. Cependant, l'inter-opérabilité des centrales numériques pose problème car chaque constructeur a ses propres règles en ce domaine de par les différents BUS et connecteurs qu'ils utilisent.




II NOTRE CHOIX


Pour ce réseau n° 2, il faut d'abord vous dire qu'il a été conçu pour être un ensemble ou nous puissions nous entrainer et nous faire la main dans son édification et sa décoration et aussi pour être un réseau de démonstration.


Il est composé de trois modules de chacun 1 mètre de large par 180 cm de profondeur, ce n'est pas énorme et aisément transportable!

C'est pourquoi nous n'avons pas opté pour une centrale trop ''lourde'' ni trop sophistiquée ni trop chère n'ayant pas vocation à être connectée à un ordinateur pas plus qu'à recevoir une rétro-signalisation par exemple. Nous avons préféré rouler à vue et nous faire plaisir plutôt que faire un système tout automatique ou nous passerions notre temps à regarder passer les trains comme certains bovidés !...Mais à chacun son choix, sa galère et trouver sa joie là où il veut!


Ainsi notre choix s'est-il porté sur un ensemble de milieu de gamme, cependant éprouvé et facile à mettre en œuvre, du fabriquant américain MRC appelé « PRODIGY ADVANCE 2 » avec ce que comporte obligatoirement un ensemble DCC, soit :

  •  une Centrale.
  • un transformateur.

  • une ''CAB'' ou manette de commande et de régulation (terme que j'utiliserai dorénavant car plus court et que je suis un peu fainéant de la plume!).

  • et accessoirement des décodeurs mobiles pour nos engins, des décodeurs fixes pour commander les aiguilles etc...


  • 1/ UNITÉ CENTRALE OU UC

    • C'est le cerveau du système : c'est elle qui génère le courant codé destiné à alimenter les voies.

    • Chez MRC, la centrale est relativement peu encombrante : 120 mm de large,190 mm de profondeur, 70 mm d'épaisseur, ce qui permet de la loger aisément sous notre module central qui forme un grand coffre à sa partie avant et dont la plaque inférieure est montée sur charnière et donc mobile et réglable à différentes hauteurs. (Nous y reviendrons plus tard au & III).

    • Si, de conception, cette centrale délivre 3,5 Ampères avec les pertes inhérentes aux longueurs des fils électriques et aussi de nos voies en nickel-chrome qui n'est pas le meilleur conducteur connu, en fait nous ne devrions pas avoir beaucoup plus de 2,5 A. sur le réseau, cependant suffisant pour faire rouler 3 ou 4 locos sonorisées sur le notre et de surcroit animé par deux opérateurs. Sinon attention les yeux et les réflexes pour éviter tout crash...

    • Cette UC fonctionne en 15-16 Volts.

    • Elle est reliée aux Cabs par des connecteurs RJ (connecteurs téléphoniques à 8 pôles).

    • Possibilité d'ajouter un Booster de 8 A ou des petits boosters de 3,5 A pour séparer le réseau en deux ou plusieurs parties.

    • Elle supporte d'autre part jusqu'à 99 cabs!..Mais qui en veut autant?

    • Adresses possibles en 2 ou 4 digits jusqu'à 9999 pour les décodeurs de locos.

    • Pas ou crans de vitesse :14 ou 28 ou 128 (28 installés par défaut).

    • Programmation possible sur voie principale ou voie de programmation séparée.

    • Possibilité de lire les CV sur voie de programmation.

    • On peut aussi établir des circuits prédéfinis sur le réseau : (31 de 8 aiguilles chacun).

    • Protégée contre les courts-circuits et les surtensions par des arrêts intermittents de 2 secondes.

    • Adresses des décodeurs stationnaires de 1à 255.

    • Permet en outre 28 fonctions dans les décodeurs de locos si ceux-ci l'autorisent.

    • Possibilité encore de conduire 2 ou plusieurs locos accouplées suivant 2 modes différents.

    • Enfin cette centrale peut être transformée en ''sans fil'' par radio et ce ''sans fil'' fonctionner avec des Cabs ''à fil à la patte''.

 

Importateur pour la France : ''fb systems.fr'

aux USA : multiples détaillants spécialisés dans le DCC.



 



  • 2/ Le transformateur
    • Il alimente la centrale par une fiche DIN et un câble de 85 centimètre de long. C'est un transfo bi-courant ou universel puisqu'il ''tourne'' aussi bien en 110 V (norme USA) qu'en 220 V (normes Européennes). La reconnaissance du courant d'entrée se faisant automatiquement dès son branchement.

    • Sur le dessus : une petite Led indique sa mise en service.

    • Seule la prise de courant nécessite l'adjonction d'une prise de transformation ''USA-Europe'' que l'on peut trouver dans les magasins de bricolage à pas très cher.

    • C'est de plus un petit gabarit : 115 mm de long par 50 de large et 30 mm d'épaisseur

 



  • 3/ La CAB : c'est littéralement la ''cabine de pilotage ou de conduite''.

    • On utilise aussi manette de commande ou de régulation, commande mobile ou baladeuse etc...Pour nous, ce sera la Cab, na!

    • ATTENTION : chaque cab au sortir de son sachet est vierge ou affublée d'adresses ''fantômes'' dues au essais chez le fabriquant et doit donc être purgée dès le départ et ensuite lui donner l'adresse 1 pour la première et ainsi de suite pour les suivantes. C'est assez aisé, mais pas dit...

    • Elle est d'une grande facilité de prise en main tant pour un gaucher qu'un droitier et munie d'un écran confortable de 55 mm de large et 26 de haut mais il n'est pas rétro-éclairé ce qui n'est pas trop gênant en fait.

    • Elle comporte en outre 24 touches et boutons en tout : il y a donc de quoi s'occuper les doigts...Ce que nous allons détailler ci après:

    • Le câble avec ses connecteurs RJ qui la relie à la façade de la centrale fait 1,20 m de long, c'est pas mal!


    • Tout en bas : le gros bouton circulaire de régulation de vitesse des locos. Ce bouton a un gros avantage, par le biais de la fonction ''SYST'' et le chiffre 3 valide la possibilité de faire ou non des manœuvres sans passer par le bouton ''Direction''. En effet, en le tournant dans le sens horaire on passe d'une vitesse décroissante vers le ''O'' et le tournant toujours dans le même sens de reprendre de la vitesse et cela indépendamment des crans de vitesse appliqués au décodeur de loco.
    • Sous l'écran : On trouve huit boutons de programmation et de fonctions mais avant, il faut vous dire que tous leurs accès sont validées aux entrées et aux sorties par la touche bleue ''ENTER''.

      • 1. Le bouton ''SYST'' : affiché suivi d'un chiffre permet d'accéder aux fonctions paramétrables du système ou de les annuler quand on veut. Ainsi si vous voulez établir des circuits '''Routes'' prédéterminés pour vos locos, suffit-il de frapper (pas trop fort quand même!) la touche Syst puis le chiffre 5 et voilà...Il reste ensuite à donner une adresse à chacun : 1-2 etc..Ce n'est qu'un exemple!

      • 2. Le bouton ''LOCO'' lui, permet de donner une adresse à une loco pour la première fois . Le rappel des locos par leur numéro, par ex. et qui a été implémenté dans la mémoire de la centrale se fait par le bouton ''RECALL'' c'est à dire : rappel. Attention : quand vous quittez votre réseau, placez toujours l'inter à glissière du tableau de la centrale sur ''OFF'' avant de déconnecter le transfo du secteur afin de garder en mémoire ''vive'' les 5 dernières locos dont vous venez de vous servir et que vous retrouverez à la session suivante et l'inverse quand vous remettez le réseau en route...Les autres locos, jusqu'à 25, restent évidemment toujours présentent dans la centrale, il suffit de les rappeler par ''RECALL''.

      • 3. Le bouton '' PROG'' : comme son nom l'indique, sert à la programmation des décodeurs mobiles installés dans les locos par l'établissement des CV ou Configurations variables et des décodeurs fixes aussi. Ces CV peuvent être très très nombreuses suivant le décodeur installé à bord, une douzaine sont importantes mais cela peut aller jusqu'à 46 et plus, en particulier sur les décodeurs sonores comme les Soundtraxx!!! et d'autres encore. Ces programmations se font aisément en pressant cette touche ''PROG'' et choisissant la voie sur laquelle elle doit se faire.

        • Main track : ce sont les voies actives du réseau et la programmation peut s'y faire si le décodeur le permet (pas tous). Par ex. vous voulez donner une CV=2 à un décodeur et vous affichez la tension de démarrage de votre loco. Attention encore à ce sujet, certains décodeurs sonores demandent 7 ou 8 volts pour démarrer!! et le ''top voltage '' c'est à dire la tension max appliquée au moteur de l'engin n'est destiné qu'à lui donner une vitesse de croisière réaliste pour ne pas faire d'une vieille loco de manœuvre un TGV..Grâce à ''POM'' (pour Programming On Main), de plus en plus fréquents aujourd'hui, il est souvent possible de choisir ce programme pour paramétrer nos décodeurs à la volée, c'est dire en roulant.


        • Program track : cette voie de programmation a ceci de spécial qu'elle doit être séparée de toute installation sur réseau ou au moins isolée du reste du réseau et alimentée par une sortie réservée de la centrale. En effet elle ne reçoit pas autant de ''jus'' que les voies ou roulent les locos : ceci afin de protéger les décodeurs en cas de mauvais branchement ou autre. En fait on peut considérer cette portion de voie extérieure comme une voie destinée à ''acquérir'' donc à faire reconnaître une loco encore inconnue de la centrale et à l'«initialiser» c'est à dire lui donner un numéro en somme afin d'être reconnue quand on l'appellera ensuite. Ce numéro peut être en deux ''digits' de 0 à 127 ou 4 digits de 128 à 9999'' soit en 2 ou 4 chiffres. Ce devient ainsi l'adresse du décodeur. La première adresse est donnée d'office en usine à tous les décodeurs DCC à l'adresse 3, c'est son adresse d'acquisition. Après c'est à vous d'en changer comme et quand vous le voudrez...Çà sert aussi à vérifier que la machine fonctionne...

        • Notez ceci : la voie de programmation n'est active que pendant qu'on y envoie les inscriptions des données!

        • Lire les CV : ceci ne peut se faire que sur la voie de programmation :c'est éminemment super lorsqu'on a oublié une ou plusieurs valeurs d'un décodeur. Sur les décodeurs plus anciens, ceux-ci ne le permettent pas, il y a alors affichage d'erreur 255. Le plus simple c'est de tenir un carnet avec le nom ou le numéro de la loco et d'afficher ensuite en deux colonnes les chiffres affectés par le constructeur à chaque CV et celui que vous lui avez donné vous-même! De toutes façons, ne vous inquiétez pas si vous avez écrit une adresse, que ce soit à 1, 2, 3 ou 4 chiffres, la MRC opère automatiquement les changements voulus au niveau des CV 1, 17, 18 et 29. Au sujet de cette dernière CV, ne la modifiez pas si vous n'êtes pas décéciste chevronné!!!... Et aussi si vous avez fait une grosse bourde ou donné des assignations numériques à faire bondir votre loco ou le son et que vous ne vous y retrouvez plus, la plupart des décodeurs modernes permettent de se réinitialiser par la CV 8 en général aux données originelles du constructeur d'où la nécessité de bien lire le manuel voire le CD livré avec le décodeur pour en découvrir ses capacités et ses fonctions principales au moins.

      • 4. Le bouton ''DEL'' : permet de supprimer un chiffre, une fonction ou une loco appelée par erreur par ex., mais si on maintient cette touche, elle l'annule.

      • 5. Le bouton ''DIRECTION'' : n'appelle aucun commentaire!

      • 6. Le bouton ''SPEED STEP'' : affiche le pas de vitesse que vous donnez à chaque décodeur :cela n'a rien à voir avec la vitesse de la loco! En fait les pas de vitesse n'agissent que sur le bouton de régulation pour lui donner plus ou moins de démultiplication.

      • 7. Le bouton ''SHIFT'' : permet d'appeler les fonctions de F 10 à F 28 :elles ne sont affichées à l'écran qu'un cours instant et disparaissent ensuite alors que les 9 premières y restent présentes tant qu'on ne les efface pas par un nouvel appui sur la touche correspondante. Il est vrai que de retenir toutes ces fonctions qui diffèrent suivant les affectations que les constructeurs leur ont attribuées est quasi impossible. Il est donc préférable, si possible de s'en tenir à un seul type de décodeur qu'on aura choisi avec l'aide avisée d'un vrai professionnel.

      • 8. Le bouton rouge ''STOP'' : C'est le Stop d'urgence pour la loco qui est appelée. C'est le Stop d'urgence pour le réseau si vous le maintenez plus de 2 secondes. Pour réactiver le réseau, le maintenir encore 2 secondes. Ces explications peuvent paraître un peu longues mais à chaque fois que l'on s'attaque à une nouvelle installation il faut bien faire un effort pour apprendre et comprendre ce que l'on fait. D'autre part le manuel du PRODIGY est en Anglais d'où les explications ci-dessus auxquelles j'ai ajouté des trucs ou astuces perso ou glanées sur le site MRC et ailleurs. L'importateur pour la France livre, certes une traduction mais pas toujours complète car la mienne était celle de la Prodigy Express...Cependant nous avons acquis cette dernière en plus car nous voulions piloter notre réseau à deux et que ce réseau est divisé dans sa longueur par une division scénique sous la forme d'une '' montagne''.

         

        III/ NOTRE RESEAU

     

    Il est plan et fait 3 mètres de long par 1,80 m de profondeur en trois modules en caisson de 10 cm d'épaisseur avec une entretoise médiane verticale et bien que recouvert par une couche de polyuréthane de 40 mm d'épaisseur, il n'a pratiquement pas de relief négatif, plus une semelle de Dépron de 3mm sous la voie et en double épaisseur là ou se trouvent les zones pavées ou cimentées pour se trouver à fleur du champignon des rails.

  • 1. Le module central

    • Il comporte sur sa partie avant et jusqu'à la cloison médiane verticale comme un coffre fermé à sa partie basse par une plaque de contreplaqué de 10 mm (comme tout le reste de la structure d'ailleurs) plaque montée sur charnière à l'arrière et renforcée par un tasseau de 30 x30 mm comme à l'avant aussi.

    • Ce coffre est destiné à recevoir la centrale DCC, le transfo CC et alternatif de récup pour les lumières et autres, un transfo Lenz TR100 dédié aux décodeurs d'aiguilles, plus fer à souder et accessoires, plus petit matériel (pinces, clés à pipes etc...)

    • Des boites plastique type ''Tupperware'' fixées sur le plateau permettent de recevoir ces ''bricoles'', ainsi nous avons tout notre matos sous la main ..... Enfin cette plaque se bloque à trois positions puisqu'attachée au ''plafond'' du module via une cordelette de 5 mm de diamètre qui s'attache sous les 2 cotés du renfort avant, passe ensuite au ''plafond'' dans un pontet de pont (accastillage de marine) puis sur 3 boucles et se fixe sur un piton de blocage avant de poursuivre son chemin vers le bord opposé. On peut ainsi y travailler à l'aise si nécessaire car là aussi arrivent tous les fils et autres câbles avec leurs connecteurs idoines que l'on y rapatrie après une démonstration à l'extérieure par ex. La plaque est bloquée par l'avant par 2 boulons moletés qui se fixent dans un insert en laiton lui-même vissé dans un tasseau de 30x30 solidaire (collé-vissé) du plastron antérieur du module.


      PHOTO A












 

  • A l'arrière de ce module : une platine ad ''hoc pour brancher la deuxième Cab et aussi un support pour l'y placer lorsqu'on arrète de s'en servir (Achetée chez Micromark aux USA).



    A l'arrière de la plaque verticale intermédiaire nous avons fixé la voie de programmation amovible munie de ses deux connecteurs bananes sur des glissières en bois et deux pitons à 90°de blocage, au bout de deux d'entre eux.


    PHOTO B















  • 2. Les fixations inter-modulaires

    Toutes les fiches ou connecteurs dans ce module central sont mâles : passant dans des trous élargis de ce module peuvent ainsi être sortis avant la fixation des modules entre eux et rapatriés dans le coffre central à la fin de l'exploitation du réseau. Donc pas de fils ou connecteurs qui trainent au sol...

Pour le transport des blocs de ''montagne'' de la division scénique : ils sont amovibles car chacun est fixé sur 2 pions de centrage en bois collé à la plaque CTP du réseau et sur lesquels s'emboitent des bouts de tube alu de diamètre adéquat collés dans le polyuréthane de la montagne.
  • 3. Les Pieds des modules

    • Évidemment qu'ils ont des pieds nos modules, en tube de métal carré s'il vous plait!...de 100 cm de long + des rotules à la base, fabriqués, soudés, taraudés, par Michel, notre Président préféré et Gérard qui sont devenus des artisans es-métallurgie et ferronnerie! Or donc chaque carré prend appui sur une platine d'angle tout de même métal et y est bloqué dans un trou taraudé par un boulon de 6 mm.

    • Les faces inter modulaires reçoivent quant à elles des boulons de 8x50 dont les têtes sont soudées à la face postérieure de chaque platine et servent ainsi à la solidarisation des modules entre eux et qui viennent s'emmancher dans un morceau de tube de diamètre correspondant sur le module adjacent et se bloquant par un écrou papillon.

    • Les modules latéraux, idem pour les fixations si ce n'est qu'ils n'ont que 2 pieds chacun puisqu'ils prennent leurs appuis sur les quatre boulons dont je viens de ''causer'' et qui servent ainsi de support de centrage et de blocage des modules ( Boulons de 8 pour la solidité, de 50 parce que nous avons doublé les cloisons internes de petites plaques de CTP de 10 mm et de 10 cm au carré pour plus de solidité encore aux endroits critiques.



Ces mêmes boulons vont également servir à porter des pieds carrés en bois de 30x30 pour le transport des modules. Donc chaque module recevra des pieds de façon à ce qu'ils s'étagent en un monobloc de 1 m de large X par 1,80 de profondeur et au total environ 1,10 m de haut avec des espacements de 20cm pour la protection des habitations, des lampadaires etc...Ces ''pieds'' constituent des béquilles comme celle des bateaux à marée basse et s'appuyant latéralement les uns aux autres, le tout étant ceinturé par une sangle à cliquet par exemple.

 

 

 

Les pieds bois des modules latéraux qui ne prennent pas appui sur les boulons inter modulaires de 8x50, sont percés pour recevoir des boulons identiques collés à l'ARALDITE.

 

Photo D

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4. Les connecteurs pour les bus DCC : raccordement par des fiches bipolaires d'ordinateur (récupérées, on ne sait d'où, par le Patron) et qui possèdent un cliquet de verrouillage sur un coté

 

  • Pour les décodeurs d'aiguilles Lenz LS150 (deux) :
  •  Raccordement à la voie : soudures. 
  •  Entre modules : fiches bananes qui vont au transfo TR100. 
  • Pour les maisons, lampadaires et autres : des petits connecteurs bipolaires trouvés chez Micromark(USA).


  • 5. Les fils électriques


  • Pour le bus DCC : impérativement du gros fil pour éviter le plus possible les pertes inhérentes au petit gabarit de certains d'entre eux et à leurs longueurs,le mieux est le fil à deux conducteurs tressés destiné aux baffles et aux hauts-parleurs, il est bicolore de surcroit (noir et rouge) donc facile à repérer même sous le réseau et flexible. Pour les décodeurs fixes ou d'accessoires, un câble bi-conducteur tressé encore mais de plus faible calibre si on veut, type de ceux qui équipent les petits appareils ménagers reliés par ex. à des fiches bananes ou des douilles.

    • Pour les maisons, lampadaires ou les liaisons entre rails, du petit fil de 0,14 mm suffit, vendu en multiples couleurs par 10 ou 25 m (chez CDF Informatique par ex.) de même que ceux qui vont du décodeur aux aiguilles.

    • Pour les liaisons bus DCC-RAILS, la meilleure solution est de se procurer du fil Rigide employé par ex. dans les cloisons des maisons(réelles, of course) d'un diamètre de 10/10 soit 1mm. Je vous expliquerai cela bientôt.

    • Photo LENZ LS150

       






























  • 6. Les décodeurs d'aiguilles

     Par rapport aux décodeurs mobiles installés dans une loco, un tender ou un wagon, ceux-ci sont fixes et placés sous le circuit. Nous en avons deux car chacun ne permet de connecter que 6 aiguilles ou signaux (et nous en avons 11 sur le réseau).

    • Ce sont des Lenz type LS150 reliés au transfo TR100 et à la voie DCC, dimensions 120mm de long par 65 de large et 22 d'épaisseur, Tension max d'entrée de 16 V alternatif et en sortie une intensité de 3,5 A.

    • Ils peuvent commander des moteurs d'aiguilles lents ou à double bobinage (solénoïdes) indépendamment ou simultanément et paramétrables de 0,10 seconde(pour protéger les bobinages des solénoïdes) à 10 secondes sur chaque sortie pour les moteurs lents.

    • Comme chaque solénoïde comporte 3 fils en sortie, chaque entrée du LS150 en comporte autant (connexion par vissage sur dominos fixes). Le fil du milieu étant le ''commun'', normalement fil bleu, doit impérativement sortir de l'aiguille au LS individuellement et non reliés tous ensemble.

    • Ils sont montés sur les cloisons médianes intermédiaires et verticales des modules dans des boitiers type Tuperware transparents afin de bien voir la LED de fonction, les protéger et accéder au bouton de réglage de la face avant aisément.

 


  • 7. Les moteurs d'aiguilles

     

    • Nous avons choisi des moteurs à double bobinage, des SEEP de Gaugemaster (Angleterre), type PM1(pour voie Péco) car petits et performants, faciles à positionner (2 vis tête plate de 3,5 mm).

    • Trou de passage de la corde à piano de commande de l'aiguille : 9,5 mm x1 mm de large mais pour plus de confort dans l'installation 3 mm serait préférable.

    • Longueur de la Cap :43 mm .Dimensions du moteur: L= 55 mmx 16 de large et 17 d'épaisseur sans la Cap.

    • Ces moteurs possèdent en plus 2 contacts supplémentaires pour commander un signal par ex.

    • Enfin ils fonctionnent de 12 à 25 V en courant continu ou alternatif.


    PHOTOS 7-8-9

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  • Voilà! J'arrête là ma prose. Pour les spécialistes, sans doutes y verront-ils des fautes ou des erreurs qu'ils n'hésitent pas à me le dire, moi aussi j'apprends chaque jour....Et je n'ai pas parlé de rétro-signalisation ni détaillé les BUS ni les décodeurs mobiles (il yen a trop) et ce n'était pas mon propos, seulement vous faire découvrir un peu le DCC, délivrer quelques trucs ou astuces, c'était là le seul but du DCC simplex de PAPY JO

     

  • Quelques références et adresses utiles

     

    • Fournisseurs et fabricants cités dans les articles ou chez lesquels nous avons trouvé du matos et des compétences :

      • Claude Brézins à Lorient : le seul pas très loin de chez nous et le seul par ici à pouvoir transformer des locos encore vaillantes ou belles et vieillissantes en bêtes de DCC, sonorisées ou non, grâce aux décodeurs d'ESU qu'il connait particulièrement bien (et d'autres marques aussi), à des prix on ne peut plus compétitif. Il vend aussi des locos neuves et aussi d'occasion révisées par ses soins et les très connus produits de Woodland Scénic.


  • Cdfinformatique.com en région parisienne : centrales de nombreuses marques, donc Lenz, Zimo etc...+ des fils électriques et des spécialités etc...

  • Gaugemaster.com (Angleterre) et en France:Fbsystems.fr pour la MRC.

    • Micromark.com (USA).

    • MRC.modelrectifier.com.

     

  • Revues à acquérir pour aller au plus profond des systèmes numériques : DCC, MM, Sx.

     

  • Locorevue.com : ''HS 1-2007: la Pratique du numérique'', ''HS électronique: les commandes digitales 2'', ''HS 4-2004:commandes numériques pour le train miniature''.

  • Modelrailroader.com (USA) : (parfois des articles intéressants sur le DCC et des adresses de spécialistes)



  • Normes internationales

     

  • Nmra.org

  • Morop.org

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A suivre :

La Voie PECO et son alimentation en DCC.

Les fils de raccord du Bus DCC à la voie.

Les aiguilles en DCC.

La boucle de retournement.